Ode à l’espace
Après plus de 10 ans de pérégrinations musicales, le groupe torontois Great Lake Swimmers sort son sixième album. Plus rock, il continue d’emprunter au folk comme à la country.
Il est étrange de constater que le qualificatif « à voix » est souvent accolé à la gent féminine, synonyme, dans l’inconscient collectif, de délicatesse. Tremblez, clichés ! L’égalité homme-femme permet aussi d’associer les mots « subtilité » et « masculin », ce que ne renierait pas le leader et chanteur du groupe Great Lake Swimmers Tony Dekker. Il nous fait passer d’un paysage à un autre, intérieur comme naturel, nous prenant par la main de sa voix balancée entre émotion et douceur. Depuis ses débuts, le groupe privilégie les enregistrements en dehors des studios – grotte, cave et même forêt – lieux qui favorisent la pleine emprise des instruments et des voix sur les chansons. Une pureté cristalline un tantinet secouée sur leur dernier album A Forest of Arms, plus rock et plus fouillé – Tony Dekker ayant encouragé le travail sur les arrangements – mais toujours très touchant. (C.B.)
Pour en savoir plus
- Critique du dernier album par le site de référence Pitchfork
- Interview de Tony Dekker sur le son et l’espace par Vice









