Des ponts en ruine
Erich Wolfgang Korngold et son librettiste Paul Schott métamorphosent la morne histoire de Bruges-la-morte en un opéra plein d’espoir.
Bruges, jadis métropole médiévale du commerce, est devenue le symbole de l’isolement et de la désertion. Paul a emménagé ici suite au décès de sa femme et tente de conserver chaque détail qui lui rappelle son existence passée. La concierge Brigitta et son meilleur ami Frank sont les seuls contacts qu’il entretient avec le monde extérieur… jusqu’à ce qu’il rencontre la danseuse Marietta et qu’elle illumine sa vie jusqu’à présent morose. Mais Paul n’est pas encore prêt à une nouvelle vie : il est convaincu qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa défunte femme. Il se confine dans cette obsession, la mort et la vie, le rêve et la réalité se confondent, jusqu’à ce qu’il se suicide. À moins que…
L’histoire de Die tote Stadt est basée sur le roman Bruges-la-morte de Georges Rodenbach, bien qu’Erich Wolfgang Korngold et son librettiste Paul Schott se soient aussi permis d’opérer des changements importants. Ils clôturent par exemple l’opéra par un happy end et donnent au personnage principal la force, dans un rêve cathartique, de reprendre en main son destin et de « revenir à la vie ».
Direction musicale : Erik Nielsen
Mise en scène : Simon Stone
Photo © Sandra Then









