Les Percussions de Strasbourg présentent leur nouvel album RAINS et nous invitent à danser avec la pluie
Avec leur nouvel album RAINS, les Percussions de Strasbourg reviennent au format traditionnel de récital en sextuor, en s’appuyant sur l’emblématique rituel Hiérophonie V de Yoshihisa Taïra, mis en miroir avec enchantement par Malika Kishino (Sange). La danse incantatoire de la pluie de Toshio Hosokawa (Regentanz) dévoile cette cérémonie, que Tōru Takemitsu clôt, avec les gouttes métamorphosées en bijoux par son « arbre à pluie intelligent » (Rain Tree).
« Danser avec la pluie pour faire résonner, le temps d’un moment, ce que nous pensions invisible. Portées par une curiosité, une envie, une passion, une exigence et une tradition, les Percussions de Strasbourg se risquent à incarner l’énergie singulière d’un programme mettant à l’honneur quatre compositeurs japonais aux univers admirables. Pluie de pétales, pluie de cris, pluie de silences… Autant de pluies que Franck Rossi, Jean Geoffroy et les Percussions de Strasbourg œuvrent à harmoniser et garderen mouvement.» – Minh-Tâm Nguyen Musicien et directeur artistique des Percussions de Strasbourg
AU PROGRAMME
REGENTANZ
de Toshio Hosokawa
Regentanz est une œuvre inspirée par la musique cérémonielle traditionnelle japonaise, à l’image d’un jardin japonais où tout semble immobile et où finalement tout se met en mouvement.
Toshio Hosokawa propose une pièce sur le thème de la spiritualité et du chamanisme, en utilisant les nombreux instruments asiatiques présents dans l’instrumentarium des Percussions de Strasbourg : tam-tams, gongs, kwon gongs, baolos, water gongs, mokushos…
Sa musique, entre voyage intérieur et interprétation symbolique de la nature, se caractérise par une économie de moyens, une place importante donnée au silence, à la résonance et au rapport entre son et corporalité.
SANGE
de Malika Kishino
Pièce hommage écrite à l’occasion des 10 ans de la disparition de Yoshihisa Taïra, Sange utilise principalement l’instrumentarium et l’implantation de Hiérophonie V.
Lors du Sange, une cérémonie bouddhiste, les prêtres circulent dans l’espace en récitant le Sûtra, tout en épandant des pétales afin de bénir les esprits défunts.
La traduction littérale japonaise signifie « épandage de pétales » (San = épandage ; Ge = pétales). À l’origine, lors de ce rituel, on utilisait des fleurs et pétales de lotus frais. Aujourd’hui, ceux-ci sont remplacés par des papiers de couleurs.
Dans Sange, Malika Kishino utilise le geste d’épandage et le mouvement des prêtres comme matériau sonore et geste musical principal.
Les nombreux modes de jeux, leurs combinaisons et la création de couches sonores diverses utilisent plusieurs trajectoires dans l’espace et mettent ainsi les sons en mouvement, conférant une dimension électroacoustique à la pièce.
RAIN TREE
de Toru Takemitsu
« On l’appelle rain tree parce que le lendemain des nuits d’averses ; jusqu’à la mi-journée au moins, l’arbre continue à dégoutter de toute sa frondaison, comme s’il faisait pleuvoir. Alors que les autres arbres sèchent quasi immédiatement, celui-ci, qui est couvert de feuilles extrêmement serrées et aussi petites que la pulpe d’un doigt, retient l’eau dans son feuillage. Un arbre intelligent, vous ne trouvez pas ? » –
Tiré de Un « arbre à pluie » intelligent, Kenzaburo Oe (Titre Original : Atama no ii rein tsurii).
INFORMATIONS PRATIQUES
- Concert de sortie de l’album RAINS
- Plus d’informations sur le site des Percussions de Strasbourg : www.percussionsdestrasbourg.com
Photo : Christophe Urbain










