« Religion positive »*
Encore aujourd’hui, des générations d’écoliers apprennent des sagesses de Nathan der Weise (Nathan le sage) de Gotthold Ephraim Lessing. Cette pièce drôle et intelligente, dont la nouvelle version de Ulrich Hub a été primée, parle des guerres culturelles et religieuses.
Jérusalem, pendant les croisades, était gouvernée par les musulmans, peuplée de juifs, puis assiégée par les chrétiens. On y rencontre Recha, fille adoptive du juif Nathan, et Kurt, un Croisé, qui tombent amoureux. C’est avec surprise que Kurt apprend ensuite que Recha n’est pas la fille biologique de Nathan, mais la fille d’un chrétien. Perturbé, il révèle dans son agitation le secret à l’évêque, qui le raconte au Sultan. L’escalade de conflits est proche. Pour éviter une catastrophe, Recha demande à son père de conter la Parabole de l’Anneau.
On comprend vite que les trois hommes en question (le Sultan, l’évêque et Nathan) sont liés les uns aux autres, en tant que représentants des trois religions monothéistes. Ici, Diana Zöller nous donne à voir le point central de l’histoire, la Parabole de l’Anneau de Nathan le Sage, dans une version rajeunie et rafraîchie de la version d’Ulrich Hub.
D‘Ulrich Hub
Mise en scène Diana Zöller
Avec Yaroslava Gorobey, Benjamin Wendel, Horst Kiss, Guido Schumacher, Edzard Schoppmann
Pour en savoir plus
- 80 minutes environ
- En allemand
- Pour les enfants à partir de 10 ans
- Plus d’informations sur les sites suivants :
- BAAL novo Theater Eurodistrict
- Kulturbüro Offenburg
*Selon le concept de Lessing, qui indique que « le Vrai » des religions positives se trouve dans leur noyau commun
Photo : Ellen Matzat









