La fin du monde
Quand le mal incarné sort de terre, la fin du monde approche. Pourtant, les personnages de cet opéra grotesque ne semblent pas vraiment se préoccuper de l’apocalypse annoncée.
L’argument se situe dans le monde imaginaire de Breughelland, à une époque lointaine. Nekrotzar, le grand macabre, sort de sa tombe, car, à minuit, il veut précipiter la fin du monde. On découvre cet opéra absurde en quatre tableaux, et plus on avance, plus il nous paraît étrange. D’une part, il y a le couple Amanda et Amando, qui n’ont cure du reste du monde. Il y a aussi l’autre couple, malheureux, composé de la sadique Mescalina, qui voudrait un mari plus utile, et de l’astrologue Astradamors, qui prédit la fin du monde. Enfin, il y a le Prince Gogo, persécuté par ses ministres. Mais au lieu de lancer son terrible sort, Nekrotzar s’adonne à l’ivresse avec son esclave Piet et l’astrologue, et oublie son plan machiavélique, alors même qu’une comète s’écrase sur la terre, et devrait ouvrir les portes de l’enfer. Le jour d’après, ils se réveillent tous hébétés : Nekrotzar a raté son coup et est reconduit à son tombeau, d’où l’on voit sortir Amanda et Amando, éméchés après une nuit d’amour.
C’est un conte absurde, une histoire d’amour, de honte et de malheurs, qui finit en happy end à travers une beuverie en bonne et due forme, illustrée par une musique espiègle, parsemée de citations célèbres et autres onomatopées. (R.S.)
Avec
Direction musicale : Clemens Heil
Mise en scène et décors : Herbert Fritsch
Costumes : Bettina Helmi
Lumière : David Hedinger-Wohnlich
Choeur : Mark Daver
Dramaturgie : Brigitte Heusinger
Solistes du Luzerner Theater
Choeur du Luzerner Theater
Orchestre Symphonique de Luzern
Photo : Herbert Fritsch (credits : Ingo Hoehn)









