Les Lumières célébraient le « moment de révélation », le romantisme se contentait de murmurer un « Ah ! » : regard énamouré, rayon de soleil dans la rosée du matin – une expression d’étonnement lorsque le monde se présente sous un jour inattendu. Un tel instant peut être saisi en musique : c’est l’appel du cor dans la « Grande Symphonie en ut majeur » de Schubert ou le solo de pédale de l’orgue invisible qui ouvre son « Inachevée ». Avec des solistes de renom et le Chamber Orchestra of Europe, Yannick Nézet-Séguin consacre la première moitié du Festival d’été à ces enchantements romantiques : des œuvres de Weber, Mendelssohn et Schubert que les artistes nimbent de la lumière adéquate, parfois éclatante, mais souvent plus tamisée. Pour les amateurs des grandes cathédrales musicales, le London Symphony Orchestra interprète des pages de Wagner et Rachmaninov. Pour finir, place aux « Ah ! » et « Oh ! » enthousiastes lors de la rencontre au sommet avec Zubin Mehta, Daniel Hope et Pinchas Zukerman.
Paul d’Amour sort un album, un documentaire et une BD
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