Un ballet polyphonique ? Un tableau vivant ? Un chant du corps autant que de la voix ? Inclassable sans doute, Kassia Undead est d’abord un hommage adressé à Kassia de Constantinople, religieuse, poétesse et compositrice du 9e siècle byzantin, dont les partitions sont arrivées jusqu’à notre époque. Mais si la chorégraphe Lara Barsacq nous en restitue les mélodies, son regard n’est pas celui d’une historienne qui inviterait à un simple voyage dans le temps. Le langage qu’elle invente, au contraire, est inédit, et puise tant dans la musique ancienne que dans les danses et l’iconographie médiévales, auxquelles s’ajoutent des tonalités plus électroniques. Sur le carré blanc du plateau, habillé de tissus évoquant les bannières du Moyen Âge conçus par le collectif inclusif des Ateliers Indigo, huit artistes déploient un rite du chant et du geste qui explore le deuil, l’amour, la mélancolie, la tradition : des thèmes qui font notre humanité, transformés dans une alchimie poétique qui tient autant de l’envoûtement que de la consolation.
Saison 2026/27 du Théâtre National de la Sarre
Entre création contemporaine, grands classiques et découvertes artistiques, le Théâtre National de la Sarre ouvre une saison riche en rencontres....
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