« Ce n’est pas la forme du théâtre que je souhaite déjouer mais la manière dont le spectateur entre au théâtre. » : le surdoué Julien Gosselin présente cette fresque théâtrale adaptée de trois romans-fleuves de l’écrivain Don DeLillo.
Julien Gosselin a un goût certain pour la littérature. Après avoir adapté des romans-fleuves pour la scène, il a choisi cette fois-ci d’opérer une coupe verticale dans l’œuvre de l’écrivain américain Don DeLillo.

Trois de ses romans deviennent ainsi le moyen de focaliser le regard, tel un miroir ardent, sur une société marquée par l’individualisme, le capitalisme, le radicalisme, le terrorisme. Dans un retour sur trois décennies, Gosselin décortique la façon dont les êtres humains sont ballotés par les violences manifestes ou souterraines que produisent les sociétés qui les entourent. Le jeune metteur en scène poursuit ainsi sa quête d’une possible équation entre littérature, approche cinématographique et présence intense des corps sur le plateau.
Offertes à la découverte soit en trois parties distinctes, soit sous la forme d’un seul spectacle, des images filmées en direct se superposent au jeu des comédiens. Les intégrales invitent à l’immersion dans un dispositif scénique et visuel qui vous laisse librement sortir, vous restaurer, revenir. Un théâtre qui entre en dialogue avec le public, tant dans son histoire intime que dans celle de son époque.
Joueurs
Pammy et Lyle Wynant sont au bord de la rupture quand leur route croise celle d’un groupe de terroristes. Cette rencontre fait basculer leur classique destin de couple moderne. Conciliabules et obsessions sexuelles font bientôt d’eux des « joueurs » aveugles et impuissants, emportés dans une spirale qu’ils ignorent et qui risque pourtant d’engloutir tout un pan de la société américaine…
Mao II
Moon, Khomeiny, Mao – vu par Andy Warhol –, le terrorisme et le fanatisme, un écrivain et son éditeur, une photographe, une téléphage, un archiviste monomane : Mao II prend thèmes et personnages au piège d’une illusion romanesque impitoyable, tel un miroir où la fin du XXe siècle peut se contempler, fascinée et inquiète.
Les Noms
Ils sont Américains. Ils travaillent pour des multinationales qui essaiment dans les régions les plus névralgiques du globe, tandis que monte la menace terroriste des années 1970. L’un de ces nouveaux nomades, entraîné par sa fascination pour une secte criminelle et par sa passion pour la mystique du langage, se livre à une périlleuse enquête, comme une tentative d’explication de l’Amérique.
DISTRIBUTION
Avec Rémi Alexandre, Guillaume Bachelé, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Carine Goron, Pauline Haudepin, Alexandre Lecroc-Lecerf, Frédéric Leidgens, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Maxence Vandevelde
Texte Don DeLillo
Traduction Marianne Véron
Adaptation et mise en scène Julien Gosselin
Scénographie Hubert Colas, assisté de Frédéric Vienot et Antoine Guilloux
Assistant à la mise en scène Kaspar Tainturier-Fink
Musique Rémi Alexandre, Guillaume Bachelé, Maxence Vandevelde
Lumière Nicolas Joubert, assisté d’Arnaud Godest
Vidéo Jérémie Bernaert, Pierre Martin
Son Julien Feryn
Costumes Caroline Tavernier, assistée d’Angélique Legrand
Accessoires Guillaume Lepert
Production Si vous pouviez lécher mon cœur
INFORMATIONS PRATIQUES
- En français
- Durée des trois représentations en intégrale : 9:30 sans entracte, les spectateurs peuvent entrer et sortir librement pendant la représentation
- Une rencontre avec l’équipe artistique est organisée vendredi 17 janvier à 18h30, à la Librairie Kléber à Strasbourg.
- Possibilité de voir également séparément les spectacles :
- JOUEURS le 14 janvier 2020 (durée : 3h)
- MAO II le 15 janvier 2020 (durée : 3h30)
- LES NOMS le 16 janvier 2020 (durée : 3h)
- Plus d’informations sur les sites suivants :
- Maillon, Théâtre de Strasbourg : www.maillon.eu
- TNS : www.tns.fr
- La Filature, Mulhouse : www.lafilature.org
- Le site de la compagnie : www.lechermoncoeur.fr
Photos : Simon Gosselin











