Conversations
Un concert de l’un des fondateurs du Velvet Underground, entouré d’œuvres d’art : une soirée intime pour une expérience musicale hors du commun.
Le musée est le lieu d’expériences extraordinaires. Sans doute parce que les œuvres exercent une fascination sans équivalent, mais aussi parce qu’on peut y nouer avec elles une relation intime et personnelle. L’espace d’un instant, elles nous appartiennent, on s’y plonge sans retenue alors que surgissent émotions et questions, poursuivant un dialogue qui traverse les siècles et les cultures. Cette relation troublante et passionnante a inspiré à la fondation Beyeler une série de concerts, qui invitent à aborder des artistes légendaires de la même manière qu’on aborde une œuvre. Non qu’ils soient muséifiés, certainement pas. Ces moments intimes permettent une vraie proximité, qui nous permet d’envisager différemment leur travail. Après Patti Smith l’an passé pour un concert acoustique, la Fondation Beyeler accueille une autre légende, John Cale. Après avoir travaillé avec des compositeurs d’avant-garde comme La Monte Young et John Cage, le Gallois fonde avec Lou Reed The Velvet Underground, qui fait date non seulement dans l’histoire de la musique mais dans l’histoire de l’art et de la culture tout court. Le premier album du Velvet avec Nico a été un tremblement de terre, les suivants et ceux produits en solo ont tous été attendus comme des événements. À l’occasion de la réédition (et remastérisation) de l’album Music For A New Society, John Cale fait le voyage jusqu’à Bâle pour un moment qui sera sans aucun doute extraordinaire.









