Focus sur les oeuvres d’Edouard Louis à Mons, Tounai, Charleroi et à Bruxelles
Edouard Louis est une icône générationnelle. Il apporte à la littérature une réalité qui en est trop souvent exclue : l’injustice sociale, la violence d’un monde oublié de la classe dominante, où toute différence est vécue comme une faiblesse. Il n’est dès lors pas étonnant que deux jeunes équipes belges s’emparent de ses textes et nous les livrent sur un plateau de théâtre.
Ce focus s’organise avec la Maison de la Culture de Tournai, le Théâtre de l’Ancre à Charleroi et Le Théâtre de la Vie à Bruxelles.
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Qui a tué mon père
Un projet de Julien Rombaux et Gwendoline Gauthier
Basé sur le roman autobiographique d’Edouard Louis, Qui a tué mon père retrace l’histoire d’ un jeune homme qui revient chez lui après des années d’absence pour retrouver son père mourant, détruit par les années de travail à l’usine. A travers ce texte percutant, le fils tente de pardonner, interroge la relation intime qui le lie à son père à la lumière de l’histoire politique. Il questionne leurs liens, les mécanismes sociaux qui ont fait de son enfance une blessure, les conditions de travail qui détruisent les corps de milliers d’ouvrier·e·s. Pour en finir avec la honte
Représentations
11 > 12.01 : La Maison de la culture de Tournai
02 > 04.02 : L’Ancre, Charleroi
08 > 10.02 : Mars-Mons arts de la scène
14 > 26.02 : Théâtre de la vie, Bruxelles
Pour en finir avec Eddy Bellegueule
Un projet de la Compagnie Gazon-Nève et du Collectif La Bécane
Eddy Bellegueule est un enfant considéré par sa famille et les gens du village comme « différent » des autres. Exclu, harcelé, violenté, Eddy évolue dans un milieu précaire où 5€ de plus ou de moins font la différence à chaque fin de mois, où les garçons doivent rejeter l’école et mépriser leurs professeur.e.s, où la seule façon de se construire en tant qu’homme est d’être reconnu comme « un dur ! ». Un monde où le travail à l’usine détruit les corps des ouvrier.ères, où l’on se retrouve au chômage du jour au lendemain, où l’on boit pour oublier, où la télévision est allumée à longueur de journée, où écrasés, abandonnés et déçus par les gouvernements en place, on vote Front National, car les discours racistes sont omniprésents. Un milieu aussi, où l’on déteste les « pédés ». Et Eddy est un “pédé”. Ce récit, entre éloge du risque et de la fuite, est une tentative pour comprendre.
08 > 09.02 : La Maison de la culture de Tournai
16 > 17.02 : Mars-Mons arts de la scène
23 > 25.02 : Ancre, Charleroi
Plus d’informations : www.surmars.be
Photo : Pierre-Yves Jortay










