Voyage musical dans un monde fantastique avec le pianiste Alexandre Tharaud
Pour le bicentenaire de la naissance de Beethoven en 1970, Mauricio Kagel réalise son premier film, Ludwig van. Étonnante série de scènes qui placent le spectateur dans la tête d’un artiste déjà presque isolé par sa surdité, « une sorte de promenade dans la tête de Beethoven » explique-t-il. Sa partition, œuvre inclassable, est réalisée à partir de fragments de morceaux de Beethoven.
Phantasy est une œuvre de jeunesse de Britten, il la compose à dix-huit ans alors qu’il est encore étudiant au Royal College of Music de Londres. Elle prend sa source dans un quintette à cordes écrit peu de temps auparavant, pièce qui avait remporté un concours de musique de chambre dont l’une des règles spécifiait que la forme des œuvres devait rappeler la Fantaisie du XVIesiècle, soit un seul mouvement.
Ce qui a plu dans le Quintette pour piano et cordes en fa mineur de César Franck est aussi ce qu’on a reproché à son auteur : une composition architecturée, ample et dramatique. Il ouvre pourtant la voie à une esthétique nouvelle. Alexandre Tharaud, en résidence cette saison à l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, se joint aux musiciens pour interpréter cette œuvre, initialement dédiée à Saint-Saëns.
Informations pratiques
- Plus d’informations : www.philharmonique.strasbourg.eu
- Le site d’Alexandre Tharaud : www.alexandretharaud.com
Photo : Jean-Baptiste Millot










