Les illusions perdues
Così fan tutte ou « Ainsi font elles toutes » est une méditation sur l’infidélité, sur fond de travestissements et de faux adieux.
Au XVIIIe siècle à Naples, le cynique Don Alfonso propose à ses amis Ferrando et Guglielmo de tester la vertu de leurs fiancées, les sœurs Dorabella et Fiordiligi. Déguisés, chacun va courtiser la sœur de sa promise. Finiront-elles par céder ?
Entre libertinage et tromperies, douleur et résignation, l’opéra bouffe de Mozart créé en 1790 à Vienne se veut aussi un rite initiatique où l’on se sépare des illusions de la jeunesse pour affronter un monde parfois versatile et trompeur. L’opéra est porté par une musique qui, elle, ne trompe ni ne ment, la plus radieuse peut-être jamais écrite par Mozart sur un livret de Lorenzo da Ponte.
Il est vrai que dans la fosse Sylvain Cambreling sait mener le Staatsorchester Stuttgart et le mettre au diapason des multiples resssentis des deux couples. Le baryton d’origine japonaise Shigeo Ishino (Don Alfonso) et la soprano Yuko Kakuta qui interprète la servante Despina participent largement à ce gouteux traité des sentiments où tout va par deux – actes, couples, hommes, sœurs – et où les duos se suivent en abondance. (G.L.)
Direction musicale : Sylvain Cambreling, Roland Kluttig
Régie : Yannis Houvardas
Scène : Herbert Murauer
Costume : Anja Rabes
Fiordiligi : Hailey Clark, Mandy Fredrich
Dorabella : Sophie Marilley
Guglielmo : Ronan Collett, André Morsch
Ferrando : Thomas Elwin, Sebastian Kohlhepp
Despina : Yuko Kakuta
Don Alfonso : Shigeo Ishino
Staatsopernchor Stuttgart
Staatsorchester Stuttgart
Photo © A.T. Schaefer









