La voix royale
Depuis 40 ans, Al Jarreau livre une soul sans frontières.
Fils d’un pasteur et d’une pianiste, Al Jarreau s’est émancipé les cordes vocales dans les églises. Il y a sans doute été touché par la grâce. Celle qui vous charme, vous enlace et vous envoûte. Son premier album en 1975, We Got By, est un coup de maître. Il impose sa griffe : une soul music sophistiquée et naturelle, agile, élégante et percutante, ouverte à la pop, au disco, avec une touche brésilienne et une manière profondément jazz de scatter (improvisation en onomatopées) et d’utiliser sa voix comme une percussion.
Marcus Miller collabore avec Al Jarreau depuis vingt ans. Pour lui, pas de doute, c’est le meilleur. « Je me souviens d’un concert où nous nous sommes produits ensemble avec des musiciens de jazz très doués. Ils me disaient : « On ne va pas jouer avec Al Jarreau ! Il fait de la chansonnette pop à l’américaine. » Al est monté sur scène et a commencé par une improvisation sur Take Five, le tube de Dave Brubeck : quinze minutes incroyables où l’on a entendu les rythmes d’Afrique, du Brésil. Du jazz, du rock, du blues. Les musiciens n’arrivaient plus à le suivre. Ils étaient en nage. À la fin du concert, ils ont tous fait un formidable mea culpa. Al Jarreau est un virtuose. Les virtuoses ne servent pas la musique, ils s’en servent. » (P.S.)
Pour en savoir plus
- Le site officiel de Al Jarreau
- Al Jarreau parle à La Provence : « La musique m’a rendu meilleur »
- Une vidéo d’Al Jarreau revisitant Your Song, le tube d’Elton John…
- … une autre de son duo avec Claude Nougaro sur Armstrong
- Al Jarreau et George Benson en écoute gratuite sur deezer









