Tempête sonore
Un temps d’écoute privilégié pour les musiques aventureuses et inventives d’aujourd’hui, à la croisée des chemins du jazz, de la musique contemporaine, du rock, de l’électro et des expérimentations sonores en général : météo est décidément un festival revigorant.
Le souci des festivals d’été (et des festivals de musique en général), c’est qu’ils ont tendance à se ressembler… En guise de programmation, on y aligne les noms des groupes qui remplissent actuellement les salles et/ou sont en tournée promo. À quelques singularités près, les affiches sont toutes semblables, toutes interchangeables. C’est d’autant plus réjouissant de se plonger dans le programme d’un festival qui défend une vraie ligne éditoriale.
Chaque été, météo se décarcasse pour construire un festival qui a du sens, qui défend une vision de l’art qui élève et « bouscule nos certitudes » (dixit l’édito de l’édition 2016, on ne saurais mieux dire). Chaque été, météo rassemble des projets musicaux inédits, explore l’histoire et les filiations des musiques d’aujourd’hui, nous fait découvrir des artistes et prendre des risques. Chaque été, météo élargit nos horizons sonores, nous débouche les oreilles et nous revitalise le cerveau.
Cette année, parmi la trentaine de propositions, on attend ainsi tout particulièrement la harpiste Zeena Parkins, complice de John Zorn, Fred Frith, Yoko Ono ou Björk ; le répertoire de Sun Ra revisité par Supersonic autour de Thomas de Pourquery ; la relecture du Metal Machine Music de Lou Reed par l’ensemble Zeitkratzer, composé d’instrumentistes issus des meilleurs orchestres de musique contemporaine d’Europe ; le concert de l’artiste sonore et musicien électro Mathias Delplanque… Et on attaquera la rentrée regonflé à bloc ! (S.D.)
Pour en savoir plus
- Hommage à Sun Ra par Thomas de Pourquery









