Résidence au CCN – Ballet de Lorraine du 7 au 18 décembre 2026
Avec PARADIS, Sarah Baltzinger et Isaiah Wilson prolongent leur recherche autour des corps absurdes et hybrides, ils choisissent aujourd’hui d’aborder une thématique profondément actuelle : l’anxiété comme symptôme collectif. Cette pièce interroge un monde saturé de signaux, d’interfaces et de sollicitations permanentes. Les figures qui peuplent PARADIS en deviennent les allégories : des puppets hybrides et désincarnées, oscillant entre mécanique et pulsion de vie, qui rejouent nos quotidiens marqués par la tension et la perte de repères. Équipés de talkie-walkies, leurs corps se font émetteurs et récepteurs d’interférences, transformant parasites et feedbacks en une symphonie disloquée. Entre horreur et surréalisme, artificialité et poésie mécanique, la pièce met en lumière une époque où l’humain cherche désespérément à ressentir à travers des filtres technologiques, révélant la fragilité de nos liens, de nos émotions et de notre rapport au vivant.










