S’habiller et aimer comme bon nous semble. Outrepasser les codes. Faire banquet et célébrer le vivant. Ainsi était George Sand, pionnière du féminisme qui, au XIXe siècle, s’est imposée en femme libre.
À l’occasion des 150 ans de sa disparition, Les Anges au plafond ravivent sa mémoire par la marionnette. Et quoi de plus juste que cet objet scénique pour traverser sa vie et ses combats ? Avec son fils Maurice, l’autrice a constitué une vaste collection de personnages en bois. Un théâtre où la parole politique s’exprimait, même sous la censure.
Dans un décor de toiles tendues, à la lisière d’une forêt, quatre actrices dialoguent avec une marionnette à taille humaine. Cette figure est George Sand. Penchée sur son pupitre, elle écrit et se raconte : elle, la femme et l’artiste.
Dans des habits d’homme, les comédiennes incarnent tour à tour la romancière et les personnages de ses livres, explorant les thèmes qui lui sont chers : sa passion pour la littérature et la politique, ses amours, l’invention d’une cuisine moderne et le sens de l’accueil, les promenades sources d’inspiration, la protection de la nature.
Chaque souvenir est accompagné en musique et en langue des signes française. Et au fil de cette rêverie poétique, un lien de sororité se tisse entre les artistes et leur amie lointaine. Une femme engagée dont les combats résonnent encore aujourd’hui.










