Première partition religieuse importante de Dvořák, le Stabat Mater lui apporta la gloire internationale grâce à son triomphe à Londres. Maigre consolation certainement pour le jeune compositeur tchèque, qui avait entrepris la composition en 1875 sous le coup du décès de sa fille de deux jours et l’avait achevée après la perte, deux ans plus tard et à trois semaines d’intervalle, de ses deux enfants restants. Y a-t-il plus approprié, pour traduire sa détresse de père, que ce texte médiéval exprimant la douleur de la Vierge Marie au pied de la croix – où vient d’expirer son fils Jésus ? La profondeur et la variété des sentiments, la beauté de la musique teintée d’un parfum tchèque font de cette partition magistrale l’égale de ses grandes symphonies.
L’opéra sous le prisme des droits des hommes et des femmes au Théâtre National de la Sarre
Donner une voie posthume à des femmes guillotinées en 1794 pendant la Grande Terreur, combattre le totalitarisme ou donner la...
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