Oratorio pour 6 voix et 18 instruments, Place est une véritable mosaïque musicale, un agencement des sonorités les plus diverses, comme le sont les influences de son compositeur. Marqué par des artistes aussi différents que Björk, Igor Stravinsky, le Wu Tang Clan, Steve Reich, Charles Ives ou Radiohead, Ted Hearne consacre cette nouvelle étape de son travail à la gentrification urbaine, à la destruction des liens sociaux inscrits dans l’espace public sous les coups du néolibéralisme et de la recherche du profit. Interrogeant sa propre position d’homme blanc dans ce phénomène qui touche son quartier de Brooklyn, il a invité le poète et rappeur Saul Williams à une coécriture qui donne sa forme et sa force à l’œuvre : celle d’un dialogue de deux identités, qui discutent, se questionnent mutuellement et pointent du doigt les injustices sociales. Une musique hybride qui cherche les contrastes et les frottements, rencontre le souvenir du colonialisme, les références afro-futuristes et la dénonciation des violences policières, dans une création engagée et radicalement contemporaine.
Pierre Jakubowicz nouveau président de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg
Pierre Jakubowicz, Adjoint à la Maire de Strasbourg en charge de la culture, du patrimoine et des arts a été...
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