Dans la pièce « My father held a gun », l’Iranien Sahand Sahebdivan et l’Israélien Raphael Rodan s’appuyent sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.
Pourquoi les hommes se font-ils la guerre ? Et que peuvent — ou pas — les femmes pour les en empêcher ? Sahand Sahebdivan, né en Iran, et Raphael Rodan, élevé en Israël, se posent la question dans un face-à-face émouvant et drôle.
Partant de lettres de soldats de la Première Guerre mondiale, ils évoquent la situation de leurs pays d’origine, se remémorent les parcours et luttes de leurs parents respectifs, jouent sur l’absurdité de leur prétendue opposition, content leurs amours défuntes, questionnent le corps des femmes, argumentent sur le pacifisme et s’opposent (quoique…) sur la possibilité pour un homme d’être vraiment féministe. Pour les accompagner, un clarinettiste et un guitariste ponctuent le récit et complètent la simplicité du dispositif.
Passionnés par l’art du storytelling — ils ont cofondé la Mezrab school for storytelling — Sahand Sahebdivan et Raphael Rodan avaient déjà présenté leur précédente création, Kingdom of Fire and Clay, en Belgique en 2015.
Avec My father held a gun les deux hommes, accompagnés cette fois d’Albert Maizel à la co-écriture, poursuivent une conversation dans laquelle ils incarnent leurs propres rôles. Ceux d’un Iranien et d’un Israélien, tous deux amis et conteurs, qui préfèrent s’appuyer sur leurs similitudes plutôt que sur leurs différences.
DISTRIBUTION
Mise en scène Vasile Nedelcu
Avec Sahand Sahedbivani, Raphael Rodan
Musique et composition musicale Guillermo Celano, Iman Spaargaren
Texte Sahand Sahedbivani, Raphael Rodan, Albert Maizel
INFORMATIONS PRATIQUES
- Coproduction : Théâtre National Wallonie-Bruxelles
- Durée : 70 min.
- Backstage : Un besoin inépuisable avec Sahand Sahedbivani et Raphael Rodan
- Plus d’informations sur le site du Théâtre National Wallonie-Bruxelles : www.theatrenational.be
Photo : Anastasis Sarakatsanos










