Exit le temps des grimaces !
Singe Chromés sidère tout le monde avec une démarche rock comme on en rencontre peu : moderne, intègre et salutaire.
Pour tous ceux qui ont encore des doutes sur le sens de la vie, et surtout qui aiment se complaire dans ce questionnement, une seule écoute du titre Le Silence est d’or de Singe Chromés les ramènera à la réalité – ou pas ! Depuis combien de temps, n’a-t-on écouté quelque chose qui possède cette fraicheur de ton-là ? Denis Scheubel, plasticien mulhousien, guitariste et architecte des mots, sait mettre toute sa culture au service d’une musique destinée à l’élite mutante : une boîte à rythme, une guitare et c’est toute la culture post-punk qui remonte, Alan Vega bien sûr, mais aussi Devo, les B-52’s ou Yello, et plus proche de nous, Alain Bashung forcément, Rodolphe Burger ou Rachid Taha. Avec une désinvolture qui déconcerterait presque, il vient de livrer sur le tout jeune label Médiapop Records l’un des plus beaux disques d’ici bas. Un disque essentiel et salutaire qui affirme la dissidence de soi. Si les choses s’accélèrent pour lui, ce vieux briscard qui avait rejoint un temps l’écurie Saravah – Pierre Barouh, Brigitte Fontaine, etc. – sous le nom de Bigmini, a « choisi sa façon de devenir un mythe » : il garde la tête froide et avance avec l’enthousiasme de celui qui débute. Il en résulte des sets enlevés, débridés, jusqu’au-boutistes, sublimes, forcément sublimes ! (E.A.)
Le Hiero Colmar propose une soirée qui réunit Singe Chromés et les groupes 69 (ex-sloy) et Amor Blitz.
Photo © Vincent Arbelet
Invitations offertes aux membres du Club szenik (jeu ouvert du 22 au 29 septembre 2014)
Pour en savoir plus
– Singe Chromés sur Bandcamp
– Un article dithyrambique dans Libération
BONUS
Tracklist du nouvel album









