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Moi, par contre, je suis pour

Johannes Kirchberg
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La Cita (Kehl) | Le 18/01/2015 à 20h00

Nimby

Avec son piano-cabaret politiquement incorrect, le satiriste, poète et pianiste leipzigeois Johannes Kirchberg chante les petits et les grands travers de la nature humaine.

Difficile de ne pas penser à Georg Kreisler quand Johannes Kirchberg, au piano, récite ses textes pleins de finesse dans un mélodieux Sprechgesang. Mais sa langue ne rappelle en rien l’Autriche, elle présente plutôt des intonations saxonnes. Beaucoup d’aspects cependant, dans la manière dont ce Leipzigeois d’origine s’attaque aux côtés petits-bourgeois cachés de ses contemporains, rappellent le grand chansonnier satirique viennois. « Moi, par contre, je suis pour », chante-t-il, décrivant les grands et les petits travers de la nature humaine. Il reste impassible en ironisant sur la mentalité Nimby (not in my backyard, pas dans mon arrière-cour) et procède en commentateur clairvoyant mais bienveillant qu’accompagne un jeu de piano plein de légèreté. Ce chansonnier cabarettiste, diplômé du conservatoire Franz Liszt de Weimar à l’époque de la réunification, fait le ménage dans des préjugés qui ont la vie dure – sur les femmes, le bonheur, l’argent notamment. Un buste de Karl Marx, affublé de lunettes et d’un nez de clown, est installé sur le piano et l’assiste dans le déroulement alerte de ses pensées. (ewe)

 


Tags :Cabaret

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