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It Dansa

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La Coupole (Saint-Louis) | Le 02/04/2016 à 20h30

Marionnettes musicales

La jeune compagnie de danse It Dansa présente un programme de danse contemporaine en trois parties à la Coupole de Saint-Louis. Une performance créative, variée et critique.

La soirée débute par un bal, mais pas sur n’importe quel morceau : l’œuvre musicale Pavane pour une infante défunte de Ravel. Impériaux et gracieux, plusieurs couples dansent sur scène, dans un style néo-classique. Ils virevoltent un instant ensemble avec harmonie et délicatesse, jusqu’à ce qu’ils se séparent ensuite, presque brutalement. Les couples se forment et se perdent. « Ils dansent sur la musique mais pas plus » : le chorégraphe souligne ainsi encore plus distinctement ce qui semblait être manifeste. Les danseurs sont portés par la musique. Tout ce qu’ils représentent, tout ce qu’ils font leur est insufflé par les mélodies du piano. Ils deviennent les marionnettes de la musique et reflètent l’émotion des sonorités sur lesquelles ils se meuvent.

Vient ensuite la deuxième partie du programme, intitulée Wad Ras, pareille au nom de la prison pour femmes de Barcelone. Des éléments typiques de l’art andalou évoquent révolte et revendications sur un fond sonore assez spécial, composé de tambours, improvisés sur des blocs de bois rectangulaires, de percussions et de claquements de chaussures à claquette. Le but n’est pas de décrire simplement une réalité, celle de l’emprisonnement des femmes ; le thème de la pièce se concentre sur leurs sentiments, leur solitude infinie et une douceur qui leur manque. Leur désespoir, fringuant, est enfermé dans un bâtiment lui-même porté par des piliers de chicane, de captivité, de répression, de peur et de frustration. Dans cette pièce, le flamenco devient libérateur et et parvient à évacuer les émotions de ces femmes souffrantes derrière les barreaux.

De nouvelles sonorités, cette fois-ci israéliennes et cubaines, nous emmènent loin de ce vide formé par des vies captives et introduisent du contraste au programme : l’individualité fait son entrée. Les danseurs se soumettent à l’improvisation, les influences de chacun imprègnent la représentation. Tout comme les vôtres : le public est invité à monter sur scène ! Ici, le chorégraphe démontre que la danse n’a pas besoin d’explication : elle est une langue universelle, sans frontières. (C.S.)

 


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