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Fishbach

Voir les représentations passées  
Parc de la Pépinière (Nancy) | Le 20/10/2017 à 20h00
Théâtre de Namur (Namur) | Le 28/10/2017 à 20h00
La Souris Verte (Epinal) | Le 01/02/2018 à 20h00
Tollhaus (Karlsruhe) | Le 04/03/2018 à 19h30
Neimënster (Luxembourg) | Le 30/06/2018 à 14h00

Un « poisson » lunaire

Quand le soleil se couche apparaît alors Fishbach, l’elfe de la nuit, qui recouvre les hommes et la nature de son voile poétique. 

 

Elle semble tout droit sortie d’un tableau de Caspar David Friedrich. De ces personnes qui plongent dans les profondeurs des montagnes et des vallées dessinées par le peintre, et se laissent porter par le pouvoir du silence.
Fishbach est la révélation de ce début d’année. Son visage grave et pâle comme la lune rayonne sur toutes les affiches et fascine les passants. On ne sait s’il évoque un esprit rebelle ou songeur. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il dégage quelque chose de mystique. Ce jeune personnage prend les chemins de traverse et assume son côté obscur. Dans sa musique, Fishbach adresse sans ambages toutes les choses qu’elle croise sur son chemin et n’exclut aucun thème : des histoires romantiques sombres, la mort, les attentats de Paris… De manière à la fois crue et poétique, elle arrive à créer une sorte de « danse mélancolique » : une mélodie qui peut faire chanceler les jambes et s’embuer les yeux. Dessus se pose alors sa voix vibrante, qui allume une étincelle et s’instille dans nos pensées. Ainsi, on retrouve la métaphore ichthyenne (relatif au poisson, de son nom de famille Fishbach, « rivière aux poissons ») : la chanteuse fait mordre son public à l’hameçon de ses textes mélodieux, pour qu’ils s’en imprègnent au plus profond d’eux-mêmes. Cela vous paraît kitsch ? Il n’en est rien. Car avec sa musique pop – électro – variété, inspirée de ce qu’écoutait ses propres parents, Fishbach bâtit un pont entre la fraîcheur d’une clarté matinale et l’obscurité chaude d’un soleil couchant. (J.L.)

Photo © Mathieu Zazzo


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