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Benjamin Clementine

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La Laiterie (Strasbourg) | Le 24/03/2015 à 20h00

De l’émotion

Anglais débarqué à Paris sans le sou, Benjamin Clementine a chanté dans le métro avant de dévoiler à nos oreilles des notes soul, jazz et extrêmement touchantes.

Le voilà seul, au piano. Ses doigts chatouillent les touches, en sortent des sons précis, lents, presque poétiques venant toucher directement au cœur. C’est sûr, il y a de la mélancolie dans la musique de Benjamin Clementine, qui se sentirait davantage proche de la musique classique et de la littérature que de la soul ou du jazz invoquant alors l’influence de William Blake. Est-ce alors sa voix qui nous incite à cette comparaison ? Cette fois grave, parfois tremblante au fond très fragile ? Oui, c’est sûrement ça. Ainsi, l’histoire très précaire qu’on lui connaît où l’homme, tout juste arrivé de Londres fût obligé de chanter dans le métro pour gagner de l’argent s’efface, laissant simplement place à la contemplation d’une musique empreinte de divers mystères. À 25 ans, l’homme a sorti un premier album, At Least for now, sorte de symphonie bouleversante et obsédante où Benjamin Clementine s’est entouré de cordes, de quelques batteries renforçant encore la beauté. Mais sa musique, très attachée à l’épure n’en fait jamais trop, parfois elle s’efface, parfois sa voix laisse parler le piano, parfois elle s’arrête laissant parler le silence. Et c’est ce à quoi on reconnaît les grands artistes : ceux qui connaissent la valeur des silences. (C.B.)


Tags :Soul

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