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Magazine | Portraits / Rencontres

Festival Neue Stücke - Interview avec Michel Didym, directeur de la Manufacture Nancy

 

Le festival Neue Stücke commence dans quelques jours à la Manufacture - CDN de Nancy Lorraine. Pendant deux semaines, des dramaturges allemands et français auront la possibilité de se rencontrer, d'échanger et de jouir d'un programme varié. 

szenik a profité d'une interview avec Michel Didym, directeur de la Manufacture, pour parler du festival, de sa programmation, de la traduction, des points communs et des différences entre les théâtres français et allemand.

Un rendez-vous à ne pas rater et une interview qui donne envie de partir à Nancy pour faire partie de ce tourbillon franco-allemand ! Allons au théâtre !

 

 

Quelle est l’idée de ce festival ?
Promouvoir à Nancy un Théâtre en allemand en langue originale et diffuser les auteurs d’aujourd’hui. 

Comment la programmation se crée-t-elle ?
La programmation se crée en collaboration avec les théâtres que nous invitons et en fonction de notre thématique de saison. 

Le festival intègre également une exposition et des concerts. Comment le partenariat avec le festival Nancy Jazz Pulsations, qui participe cette année, s’est-il créé ?

Progressivement le partenariat s’est créé avec le festival NJP qui nous propose des artistes allemands à l'occasion du Manu Jazz Club, rendez-vous mensuel proposé aux amis du CDN comme passerelle artistique.

Remarquez-vous des différences dans la manière de raconter et dans les formes et outils de mise en scène entre le théâtre français et le théâtre allemand ?

Les formes et outils de mise en scène sont différents selon la mise en scène. L’idée est plus de découvrir des dramaturgies que des formes. Toutefois, avec le Goethe Institut Nancy, nous avons pu proposer une Nuit Blanche Berlinoise qui était assez inouïe en proposant un théâtre participatif ludique et un environnement moins frontal permettant une interaction entre les artistes et le public.

Et quels sont les des points communs ?

Nous partageons avec nos amis allemands, un goût pour la langue, les paradoxes, les dilemmes et nous aimons, comme dans le Théâtre allemand, amener notre public à développer sens critique et questionnement.

Présenter ces pièces en français et en allemand demande un temps important de traduction. Combien de personnes sont chargées de traduire les textes ?

Pour réaliser ces projets, nous devons passer commande à des traducteurs que nous finançons. Nous travaillons intensément à créer des sous-titrages qui respectent le rythme de la langue, le phrase et le temps de jeu des acteurs pour être au plus proche de la représentation.

Dans la programmation de cette édition se cristallise le sujet de la recherche d’identité…

La programmation de cette édition reflète bien entendu les sujets liés à la recherche d’identité dans une époque politiquement et socialement instables.

Quel est votre moment préféré pendant le festival ?

Le partage après les représentations et la rencontre avec les équipes artistiques est à chaque fois mon moment préféré. Ces échanges sont très humains.

Y-a-t-il une anecdote de l’une des dernières éditions qui vous ait marquée ?

En 2015, lors de la Nuit Blanche Berlinoise, un acteur à moitié nu invitait une spectatrice à le rejoindre dans un lit et à ma grande surprise : plus de candidates que de place ! À ma grande surprise, ce fut un grand succès. 

Comment définiriez-vous les spectateurs qui assistent au festival ? 

Au départ, le public était uniquement des germanistes, aujourd’hui, nous avons un public curieux de découvrir de nouvelles formes et des auteurs venus de l’autre côté du Rhin.

Vous souvenez-vous de la première pièce en allemand à laquelle vous avez assisté ?

La première fois, c’était à Berlin, création d’un texte de Koltès : Roberto Zucco mis en scène par Peter Stein, ça a été pour moi un grand choc artistique. À mon retour, je me suis mis à dévorer tout Koltès.

Quel est le personnage de théâtre allemand qui vous ressemble ?

Je suis moitié Puntila et à moitié Matti (Personnages principaux de Maître Puntila et son valet Matti, pièce de Bertolt Brecht). 

                   

                                              Vielen Dank und ein schönes Festival !

 

Propos recueillis par Jenny

_____________________________________

Pour les personnes curieuses... :

 

 

Publié le : 01.11.2017 Mots clés : festival - Manufacture - Nancy - Neue Stücke - théâtre
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